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Il y a des disques qui racontent une histoire. D’autres qui cherchent à produire un état intérieur. Eight poems on drought, le nouvel album d’Abhra qui parait ce jour, appartient résolument à cette seconde catégorie, et c’est sans doute ce qui le rend à la fois si exigeant et profondément singulier.

Je dois souligner que ce projet m’intéresse tout particulièrement, parce qu’il s’inscrit dans une démarche assez rare aujourd’hui : faire de la musique une matière à contempler. Abhra appartient à cette famille assez rare de musiciens qui considèrent le son comme un paysage.

Eight poems on drought s’inscrit dans la continuité de Seven poems on Water, une thématique autour de l’eau pour l’un, une thématique autour de la sécheresse pour l’autre. Après l’eau, le manque d’eau ; après le flux, l’absence ; après le mouvement, la trace laissée par ce qui a disparu.

Ne nous y trompons pas, cette musique est aride, tout comme la terre craquelée… Elle est belle pourtant, lente, et en apesanteur…

• Patrick

40 ANS DE JET FM 
ABHRA + NOII

VENDREDI 16 OCTOBRE / 20H30
Ouverture des portes 20h / Pannonica