Pulse, on en veut plus !

: 16 avril 2013 | : Action Culturelle Chroniques des concerts | : lycee Guisthau

Chronique réalisée par Chupin Enora, Cuny Manon & Le Drian St Germès Lara

Le 29 Mars, le Pannonica accueillait Pulse, un groupe Jazz/rock hors du temps. Un concert réussi qui a su enthousiasmer son public.

 

 Une salle en ébullition : elle grouille de gens. On demande des chaises. La bière brune coule à profusion. Le public a l’air averti, il sait ce qu’il vient voir. Les discussions vont bon train. La soirée est consacrée aux musiciens nantais, et accueille deux groupes, Swim et Pulse, le dernier vainqueur d’un tremplin de jazz l’année précédente. Les lumières s’éteignent, les musiciens montent sur scène.Le silence se fait dans la salle.

Une lumière chaleureuse et presque intemporelle vient éclairer le bassiste, placé au centre de la scène comme un maître de cérémonie, puis balaie le groupe. L’atmosphère avant même la première note de musique est électrique. Premier accord, le concert commence. La basse et les clochettes, qui témoignent de l’influence indienne, suspendent le temps. C’est doux, c’est apaisant. Soudain, le rythme accélère, pour une couleur plus funk, surprenante ! Mais cela reste l’entrée en matière : les musiciens sont très concentrés sur leurs instruments et leurs partitions, on les sent encore un peu réservés, c’est normal, c’est leur première, sauf peut-être le bassiste et le guitariste qui s’emparent de l’espace, plus à l’aise. Au deuxième morceau, les joueurs de cuivre sourient et commencent à se détendre. Duo saxophone alto et batterie -le saxophoniste va-t-il exploser ?-, très rythmé. Puis la basse stoppe le duo et suspend à nouveau le temps à la manière de la musique indienne. Question en suspens « Quand le morceau va-t-il s’envoler et repartir vers le groove ? ». Les spectateurs très attentifs, boivent une gorgée de temps en temps. Le batteur à l’air en transe, dans son monde, les yeux mi-clos. Et la musique reprend, dans une phase plus rock, la guitare envoûtante. Les musiciens échangent des regards, de temps en temps. Le morceau est fini. Les applaudissements retentissent. Le batteur, meneur du groupe, présente les musiciens et donne quelques explications sur Pulse. Le guitariste lance une blague, quelques rires fusent.

Le prochain morceau, « One for Guigui », est inspiré de la musique balinaise. Elle commence par des sons étranges, rappelant des sortes de cris d’oiseaux. La batterie lance le signal : 1 2 3 4, c’est parti ! Trio guitare, basse, batterie. Plusieurs photographes sont passés à l’action au bord de la scène. Les mains du public battent le rythme. Puis le tempo ralentit et des échanges basse-batterie durent trop longtemps. Mais un solo de trompette le relance avec le son groovie du morceau. D’une couleur asiatique, le morceau s’achève sur une note rock.

Un nouveau morceau débute avec la basse. Les murs tremblent. Tout s’enchaîne, dam dam dam dam, crescendo, le rythme accélère, la batterie lance le signal encore une fois. Le public est conquis. Arrive la fin du morceau, les applaudissements fusent. Le batteur se lève et présente à nouveau les membres de Pulse -on ne risque pas d’oublier leurs noms !- Il ne reste que deux morceaux avant la fin du concert, et tous deux portent des noms indiens. La batterie joue les premières notes, bientôt suivie des autres instruments. Les spectateurs ne peuvent s’empêcher de battre le rythme, séduits, dans l’énergie… Le guitariste exécute un saut final, on applaudit, on encourage, on siffle les artistes. Le concert a enthousiasmé ; les artistes ravis remercient le Pannonica, avant de sortir de scène, sous les applaudissements.