Jazz improvisé et rock progressif ne sont pas incompatibles

: 22 mars 2012 | : Action Culturelle Chroniques des concerts | : lycee livet

Club du Pannonica, mercredi 29 février: le concert du jour a débuté par la prestation de Laurent Dehors et David Chevallier qui ont ensuite cédé la place au Tam de Villiers Quartet. Deux concerts très différents dans le style de musique et dans l’interprétation, mais qui ont en commun le talent et la technique.

Pour commencer la soirée, le premier groupe nous a offert un style de jazz improvisé avec différents types d’instruments: Laurent Dehors sait parfaitement maîtriser la clarinette classique et basse autant que le saxophone ténor et baryton. Quant a David Chevallier, il joue avec élégance trois types de guitares : acoustique, électrique et du banjo. C’est avec étonnement et plaisir que l’on a découvert deux musiciens complices, doués pour l’impro.
Sur scène, la communication entre les deux artistes est frappante: le guitariste attend toujours le signal de départ du saxophoniste. Nombreux ont été les échanges de regards entre les deux musiciens. Autre démonstration de leur vieille complicité, ils ont interprété ensemble des morceaux qu’ils jouent habituellement avec leur groupe, «Tous Dehors», depuis 22 ans. Les deux jazzmen ont repris plusieurs titres dans des genres très différents, de «Message in the bottle» de Police, à «Atlas» en hommage à Glenn Miller. Pour poursuivre par l’adaptation d’une ode à Sainte-Cécile de Purcell à la clarinette basse et à la guitare électrique.

Pour le deuxième set, le Tam Devillier Quartet s’est engagé dans un style totalement différent: un rock progressif teinté de jazz. Comme le premier duo, le groupe communiquait beaucoup en échangeant de nombreux regards, l’exercice étant d’autant plus difficile que les musiciens étaient plus nombreux. Cela se voyait notamment entre le contrebassiste, Bruno Schorp, et le batteur, Karl Jannuska, et entre le saxophoniste, David Prez,  et Tam de Villiers à la guitare. On a d’ailleurs pu observer le jeu hyper expressif de Karl Jannuska à la batterie. A noter une nouvelle interprétation de  «Message in the bottle» mais dans un style beaucoup plus rock. Le groupe, peu connu des Nantais, a su séduire le public du Pannonica qui est ressorti de ces deux sets les oreilles vibrantes de nouveaux sons.

Un article de Loïc Beaulieu et Théophile Lelong du Lycée Livet avec le soutien de Marie Herault (journaliste)