Ping Machine : une bonne dose de générosité

: 27 février 2014 | : Atelier des initiatives | : Atelier des initiatives

Le vendredi 21 février c’est au Pannonica qu’il fallait être pour passer une bonne soirée avec un groupe pas comme les autres : Ping Machine.

C’est au Pannonica, la célèbre salle de Jazz de Nantes que la formation Ping Machine a choisit de se produire vendredi soir. Ce n’est pas une coïncidence si ce n’est pas la première fois qu’ils viennent : l’ambiance chaleureuse de la salle et l’accueil toujours bienveillant du public doivent y être pour beaucoup.

La valse des instruments

Alors que les lumières s’éteignent et que le directeur fait les annonces, les membres du groupe (ils sont tout de même 14 à grimper sur scène !) s’installent. La scène parait tout d’un coup minuscule.

Pendant qu’il s’accordent je remarque que certains jouent deux voire trois instruments, ça promet pour les oreilles.

Le premier morceau engagé se nomme Encore du même nom du nouvel album enregistré en live Au Petit Faucheux à Tours. Tous les instrumentistes sont à l’honneur et le guitariste-compositeur-chef d’orchestre Fred Maurin mène la danse avec une souplesse et une précision remarquable.

JPEG - 46.6 ko© Ping Machine
Tout sonne juste, les arrêts, les moments doux et ceux plus punchy où les instrumentistes sont en osmose. Le morceau dure environ quarante minutes et au fil du temps on se laisse imprégner par la musique ; une musique envahissante qui prend de partout.

Quand l’un des instrumentistes a droit à son solo, il se lève et montre toute la capacité de son souffle, de son doigté et la musicalité qui l’habite, remerciés par des applaudissements nourris.

Ça balance pas mal…

Ping Machine c’est la musique qui ne te laisse pas dans un coin. C’est le rendez-vous des gens heureux de faire partie d’une entité commune. Ça grouille d’envie, de talent et de passion débordante.

En s’inspirant de multiples genres musicaux et en variant l’écriture musicale à sa complexité la plus incroyable (chapeau à Guillaume Christophel pour son solo dans Grrr !), l’album Encore arrive à influer sur l’état d’esprit du non-initié.

On respire à la même cadence que Rapaël Schwab le contrebassiste lors d’un solo physique ou on trépigne sur sa chaine par mimétisme avec le pianiste.

La musique pêchue rappelle au spectateur que même une composition pointue peut faire taper du pied par terre et balancer la tête au rythme des mélodies (tout en prenant garde à ne pas renverser sa bière).

Après deux heures de concert, un entracte et un rappel, il est temps de retourner chez soi, dans le froid et une mélodie entêtante, celle du sourire.

C’est une soirée comme beaucoup d’autres au Pannonica : un public éclectique, une ambiance de folie et surtout un ensemble de musiciens aussi talentueux qu’avenants. Merci à Ping Machine pour cette soirée réussie.

Marine Tiberkane de l’atelier des initiatives