Nantes Connexion : Swim + Pulse *Session*

: 8 avril 2013 | : Atelier des initiatives | : admin

par Marine Tiberkane de l’atelier des initiatives

La soirée du vendredi 29 mars s’est déroulée sous le signe d’une franche convivialité en accueillant deux groupes nantais. Signe d’une fierté locale, la salle fut comble pendant les deux parties et s’est pourvue d’un mélange de générations fort détonnant.

Comme d’habitude, je suis partie au Pannonica un peu en précipitation, sans savoir vraiment à quoi m’attendre. Ce fut donc une découverte totale pour cette soirée alors que la salle entière respirait de fans de la première heure (ou seconde, hein, on va pas chipoter).

Ça *Pulse* dans la salle…
Sur scène, une formation de sept musiciens avec supériorité numérique de cuivres. Ça se voit et ça s’entend ! Nul besoin de disserter sur le talent des musiciens, dès les premières notes on sent qu’on a affaire à quelque chose d’hyper travaillé. Je me suis retrouvée face à un groupe qui alliait sans effort des sonorités me faisant penser à du ska, du rock…tout en restant proche de la musique improvisée. Un festival pour les oreilles, rien que ça !

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Pulse*session* de Michel Parque ©

Il était évident que la bonne humeur était au rendez-vous et qu’elle était un tremplin pour apprécier encore un peu plus la musique proposée qui fait partie d’un nouveau projet pour ce groupe métamorphosé. Ce nouvel album présenté pour la première fois devant le public (déjà conquis) du Pannonica s’inspire de sonorités exotiques, comme Weird Groovation qui s’inspire de la musique de Java ou encore Sâlanâga (ou Salablabla pour les durs de la feuille) jouant sur l’effet d’un mode Indien du même nom.

En bref, Pulse ça pulse et ça fait du bien.

Coup de ♥ : 1- One for Guigui (hommage à l’ancien guitariste) ; 3- Weird groovation ; 5- Sâlanâga.
Musiciens : Elie Dalibert : Saxophone Alto / Jules Boittin : trombone / Olivier Prou : saxophone baryton / Gaël Coutier : Trompette / Mathieu Lagraula : Guitare / Alexis Oger : basse / Florian Chaigne : batterie, compositions

Swim, le trio qui décoiffe.
Comme quoi le hasard fait bien les choses, j’ai eu la chance de m’asseoir à côté de deux personnes très gentilles qui m’ont livré bien des secrets sur les groupes présents sur scène.

Le groupe Swim est composé de trois pontes en matière de musique improvisée : Manuel Adnot, guitariste, fait partie d’un autre groupe « qui monte », Sidony Box ; Sébastien Boisseau le contrebassiste est co-fondateur du label Yolk Records et Will Guthrie le batteur qui a déjà pas mal de collaborations à son actif.

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Swim ©

Je n’ai pas des références énormes en culture Jazz alors je ne peux comparer ce que je vois et ce que j’entends qu’avec mes propres références (plus ou moins éloignées du milieu Jazz, certes). Le set entier me donna des frissons, les musiciens ont savamment alterné les moments doux, quasi acoustique, aux moments plus forts, à une montée progressive en pression, en musique saturée jusqu’à revenir à une musique plus psychédélique.

Je n’ai pas pu m’empêcher de faire le rapprochement avec les débuts des chansons de Pink Floyd quand seule la guitare envoûte la salle de ses mélopées.
J’ai été bluffée pendant l’heure qu’a duré le set. Ils ont su amener le final avec brio, en accentuant toujours plus la pression et en dosant avec finesse la frontière électrique/acoustique.

Marine Tiberkane

  • Photos de Michel Parque : ici
  • Swim : site
  • Pulse *session* : site