Jazz, poésie et boisson d’automne

: 15 novembre 2017 | : Atelier des initiatives | : admin

Mercredi soir, lumière tamisée bleutée, température ambiante de 23 degrés et musique smooth-jazzi-lounge en fond sonore : « Il est 21h sur FIP » enfin presque… il est bel et bien 21h mais nous sommes au Pannonica de Nantes. Pour parfaire la scène, il faut s’imaginer un peu surélevé sur un tabouret, le coude apposé au bar et prêt à s’enivrer d’un charmant petit verre de rouge.

Pas le temps de flirter avec les sexagénaires, le concert va commencer !

C’est Élodie Pasquier qui ouvre la soirée. Seule avec ses clarinettes de compagnie, elle enchaîne les histoires musicales. Elle nous souffle quelques notes de tendresse sur sa mama puis joue un air de basse-cour et termine par un hommage à Christine, son poisson rouge. Mon imagination est tellement vaste que j’aurais aussi pu croire qu’il s’agissait d’un hommage à Jean Rochefort ou bien à Hugh Hefner si elle ne nous aiguillait pas avant chaque morceau…
Plus qu’une clarinettiste, c’est aussi une sportive de haut souffle ! Je me demande comment les jazzmen des années 60 faisaient pour jouer dans des pièces complètement enfumées ? Peut-on fumer et pratiquer un instrument à vent ?

Pas le temps de googleliser, le barman est enfin libre !

C’est au tour de Claudia Solal et Benjamin Moussay de présenter leur nouvel album : Butter in my brain (pile dans l’actualité #pénuriedebeurre).
Elle est blonde pixie, il est barbu décoiffé, ils vont déjà bien ensemble ! Elle a une voix claire et charnelle et il l’accompagne avec de cosmiques mélodies qui sortent de ses claviers électriques. Difficile de ne pas planer (et de ne pas reboire quelques gorgée) ! Je me demande si les sexagénaires apprécient ? Ils ont l’air si attentifs et concentrés. Peut-être à traduire les textes ? Tant la diction anglaise de Claudia Solal est parfaite ! Ils nous font visiter une maison trop petite « The house that Jack built » ou bien nous présente une fille multi réseaux « Multitrack girl ». Ce sont de véritables petits contes surréalistes qu’elle a d’ailleurs mis en recueil.

Le voyage se termine, mon verre aussi.

Camille Heebie a jazzé (et bien jasé aussi) !