Gaël Goutier l’âme d’un artiste  !

: 16 avril 2013 | : Action Culturelle Interviews | : lycee Guisthau

Il joue pour la première fois au Pannonica avec le groupe Pulse Session  : tantôt enseignant, tantôt musicien, que ce soit sur scène, dans la rue ou même dans un orchestre pour une fête traditionnelle, Gaël Goutier, trompettiste expérimenté, est un artiste complet.

Par Sarah Hermann et Anne Desvignes

Qu’est-ce qui a déclenché pour vous la passion de la musique  ?
J’ai commencé la musique très jeune, à 7 ans. C’était au départ un loisir, qui est devenu de plus en plus important. J’ai donc intégré une classe Cham (NB  : Classes à horaires aménagés musique).

Comment avez-vous connu le groupe Pulse  ?
A la base, j’étais un musicien plus classique. C’est un ami qui m’a mis en relation avec Florian Chaigne, le batteur et fondateur de Pulse. Il cherchait des musiciens pour étoffer le groupe. En parallèle, je suis aussi enseignant au Conservatoire.

Quel artiste a influencé votre carrière musicale  ?
J’apprécie beaucoup Chet Baker. C’est un jazzman américain, autodidacte, qui a eu un parcours de vie très bouleversé.Il me touche vraiment, c’est un homme qui capte l’attention du public. Il maîtrise chaque son  : une note et tout de suite on rentre dans sa bulle  !

Quelle est votre première expérience du jazz  ?
J’ai découvert  le jazz par l’intermédiaire de la rue, en faisant la manche. C’est une expérience très forte, qui suscite la curiosité du public et aussi des enfants. C’est un contact direct, de but en blanc, qui touche les gens par surprise. La musique en salle est différente de celle de la rue, ce n’est pas la même spontanéité. Je n’ai pas le même ressenti.

Y a-t-il cohésion au sein du groupe  ?
Comme dans tout groupe, il y a un leader: dans le nôtre c’est Florian Chaigne. C’est celui qui compose, qui relaye. Il donne les idées, c’est l’ossature du groupe. Les instrumentistes ont un rôle assez interactif, notamment par l’improvisation. Si vous voulez, c’est comme un grain de sable qui se dépose, suivi par beaucoup d’autres qui finissent par former une dune. Dans ce groupe, chacun apporte sa couleur.

Quel est votre meilleur souvenir de concert  ?
C’est une bonne question  ! J’ai deux concerts qui me sont chers  : j’ai joué sur une île près de Marseille, c’était un concert en plein air. L’autre se passait en Suisse pendant la fête nationale suisse, une fête traditionnelle, ce fut un des rares concerts où j’ai entendu toute la magie de la musique, Il y avait vraiment une belle place donnée aux cuivres, ce qui est rare dans un concert où l’on entend surtout le chanteur. De plus, j’ai apprécié le contraste entre une fête traditionnelle et un concert de musique plus moderne.

Comment  vous préparez-vous avant un concert  ?
C’est mon premier concert avec ce groupe. Avant un concert, je répète, je fais quelques réglages, je m’échauffe… Comme un sportif  !

Quels sont vos sensations lors d’un concert  ?
On a essayé de faire une musique variée, pour toucher les gens. C’est important pour moi que le public soit réceptif. A la fin d’un concert je suis toujours content mais j’aime bien avoir des retours, des avis tranchés.

Avez-vous des projets pour le futur  ?
Oui j’ai des projets en parallèle, notamment avec une fanfare de rue, avec sept instruments et cinq danseuses contemporaines. C’est pour moi, un moyen de défendre la culture. Il y a une interaction avec le public. C’est un projet fort qui mêle théâtre, musique et danse contemporaine.

La vie d’artiste vous est-elle attractive  ?
Carrément  ! Je suis à la fois enseignant et musicien  : deux activités qui à mon sens se complètent.