Festival Question de Fibres au Pannonica : Second step !

: 27 mai 2013 | : Atelier des initiatives | : admin

C’est le deuxième soir du Festival ! L’aventure continue avec deux groupes bien différents. L’un est une formation du coin, c’est Raha en première partie et l’autre vient de l’autre bout de la France, c’est Ozma. En avant la lecture !

Une première partie audacieuse

Raha, c’est d’abord un trio assez récent composé d’Alan Regardin à la trompette, François Rosenfeld à la basse et Fabrice L’Houtellier à la batterie. Raha (et on s’en rend compte dès le premier morceau), c’est de la puissance, c’est de la musique sauvage qui prend aux tripes. Ils utilisent l’espace sonore comme s’ils ne faisaient qu’un avec.

J’ai été époustouflée par la puissance de la trompette de par son utilisation avec des modifications électroniques. J’ai adoré l’énergie du groupe. Je me revoyais avec mes potes du lycée en train de pogoter devant des groupes semblables qui alliaient autant les rythmiques du ska, du rock et du swing du jazz.
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Raha

Même si par moment, je me sentais en dehors de leurs trips musicaux, dans l’ensemble j’ai adoré leurs essais sonores. Oui, même l’archet sur la basse ne m’a pas choquée (un esprit obtus peut s’ouvrir parfois, ne soyez pas surpris). Un son ambiancé, une guitare impressionnante et une batterie qui résonnait dans nos corps, c’était juste ouf !

La seule chose que j’aurais à reprocher à Raha c’est son manque d’investissement vis-à-vis du public. Pas une seule fois, un des membres du groupe n’a parlé durant le set, et ce ne sont pourtant pas les occasions qui ont manqué. Je me doute bien que jouer au Pannonica doit être assez stressant. Dans le public il y a des connaisseurs, des habitués, des musiciens et même des fourbes qui prennent des notes pendant toute la durée du set. C’était tout de même déstabilisant.

Allez, sans rancune et à une prochaine fois !

Une invitation au voyage

Ozma c’est une formation strasbourgeoise mais pas que. C’est un groupe qui compte dans le milieu du Jazz puisqu’il fait un peu partie des murs, du fait de sa longévité et de son succès. Leur prestation s’est construite autour de l’image.

Le batteur du groupe (Stephane Scharlé) nous a présenté en quelques mots le but de l’œuvre puisque le spectacle allait se faire en une seule fois, c’était « parlons peu, parlons bien ». De chaque côté de la scène était projetée l’aventure de Jim « Le Bourlingueur », dont on allait suivre les pérégrinations, assisté du jazzband.

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Ozma

New Tales (nom de l’album) c’est le nouveau projet de son et images d’Ozma. Les images présentées en noir et blanc évoluaient un peu comme un jeux-vidéo de plate-forme. Le paysage déstructuré pouvait parfois déconcerter le spectateur. La version volontairement simpliste du design invitait les personnes à réfléchir par elles-mêmes sur ce que Jim vivait à travers l’aide précieuse du « fond musical ».

Chaque moment de sa quête était propice à un changement d’atmosphère. Le décor de « The Launch » m’a fait penser au film Into The Wild alors que The Walk me rappelait les sonorités d’Amon Tobin. Les musiques, entraînantes, explorent des phases sonores très diverses. Ça peut exploser dans tout le corps (avec l’aide de la batterie bien sûr) et cinq minutes plus tard ressembler à une ballade nous hypnotisant de milliers de points blancs projetés sur les murs. A voir !

Voilà. Une groupie de plus.

Marine Tiberkane