Compositeur de musiques de film et de théâtre, violoniste dont le parcours a notamment croisé Louis Sclavis et Mederic Collignon, Frederic Norel nous touche d’emblée en plein coeur, par une musique dont la poétique résonne longtemps encore après la dernière note. À quoi tient cette réussite ? Sans doute, à une alchimie naissant d’un mariage réussi entre musique de chambre, improvisation, mélodies au pouvoir envoûtant, arrangements d’une grande finesse. Bref, les musiciens (au passage parmi les fines lames d’aujourd’hui) sont au service d’un projet dont l’instigateur revendique une gestation au long cours. Encensée par les critiques à la sortie de l’album, gageons que la musique de Fréderic Norel sera d’autant plus prenante sur scène.