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mai
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Stéphane Fromentin : « Trunks s’est un peu notre cour de récré »

Un homme à l’allure dandy passe la porte et s’installe dans un fauteuil avec un sourire charmeur. Vendredi 23 Mars, rencontre avec Stéphane Fromentin, le guitariste de The Trunks. L’interview s’annonce agréable, très agréable…

Interviewer :Comment le groupe s’est-il formé, et pourquoi avez vous décidé de travailler ensemble ?
Stéphane Fromentin :
Le groupe est né au Jardin Moderne (nb/ salle de concert de Rennes). A l’occasion des cinq ans de la salle, les organisateurs ont demandé à tous les musiciens présents de constituer des groupes éphémères, c’est là que le groupe s’est formé, On a joué quatre chansons ensemble et on a trouvé que ça sonnait bien. On a donc décidé de pérenniser le groupe : 6 mois plus tard, un premier disque sortait.

I. :Qui est le porte-parole du groupe ? Qui compose ?
S.F.:
Pas de porte-paroles, et on écrit notre musique en commun, En fait je n’aime pas trop la notion de groupe, on préfère se considérer comme un « collectif ».On vient tous d’univers musicaux différents car on n’est pas tous de la même génération. Chacun de nous amène ce qu’il aime, et on fait à partir de ça un travail commun en laissant bien sûr beaucoup de place à l’improvisation. On ne garde que ce qu’on aime.

I. :Est-ce que vous avez respectivement d’autres formations dans lesquelles vous jouez ?
S.F. :
Oui, on a tous d’autres formations. Personnellement j’ai deux autres collectifs, il nous arrive même de nous retrouver dans nos autres groupes. TRUNKS c’est un peu notre cour de récré à tous, le groupe dans lequel on peut produire la musique la plus énergique et plus libre possible !

I. :Comment vous est venue l’idée de devenir musicien professionnel ? Est-ce une idée que vous avez depuis tout petit ?
S. F. :
Comme tous les ados j”ai eu envie de toucher à la guitare. J’ai commencé à 15 ans sans jamais penser que je deviendrais pro. Finalement, ça m’est resté ! Au début je travaillais dans le théâtre, petit à petit, j’ai commencé à mêler musique et théâtre dans les représentaitons que je donnais. Ca marchait plutôt bien, alors finalement je me suis plus impliqué dans la musique.

I : D’où tirez-vous votre inspiration ?
S. F. :
Principalement du hasard. Je n’ai pas d’idées préconçues et j’écoute un peu de tout. A l’origine, je fais de la musique instrumentale ; j’aime inventer des instruments et produire un son bien énergique, un peu comme dans TRUNKS.

I :Qu’est-ce qui vous plaît le plus en tant que musicien ?
S. F. :
Ce que je préfère – que ce soit au théâtre ou dans le domaine musical – c’est être sur scène et voir comment le public me répond !

I :Quel avenir envisagez vous pour votre groupe, est-ce que vous avez des projets ?
S. F. :
On est tout le temps en « auto-alimentation » avec une foule de projets à réaliser ! En ce moment, je passe beaucoup de temps avec TRUNKS ; mais j’aimerais bien faire quelque chose en solo  !

 I. :Qu’attendriez-vous de votre public ?
S. F. :
J’attends de mon public qu’il soit attentif et réactif.

I. :Que pensez-vous que le public attend de vous ?
S.F. :
D’assister un spectacle avec des musiciens qui sont sérieux et visiblement exaltés par la musique.

Interview réalisée par Julia Gimenez, Eleonore Bazatte et Elizabeth Vénisse.

26
avr
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Trunks : ce que vous en dites…

Vendredi 23 mars, après la prestation du groupe jazz-rock rennais Trunks, dans la salle du Pannonica, nous décidons de prendre la température de la salle… Qu’en a pensé le public?

Michaël, 44 ans:  « Trunks? Non, je ne connaissais pas! En fait je suis venu pour la deuxième partie! (rires) C’était pas mal, mais j’ai trouvé cela limité harmoniquement… Je viens ici presque toutes les semaines! »

Dominique, 47 ans : « Je ne connaissais pas le groupe, non, mais j’avais déjà entendu parler de la chanteuse, Laetitia Shériff, sur la radio Jet FM. J’ai beaucoup aimé, je les ai trouvés très convaincants. Par contre, j’ai moins aimé le début, un peu agressif… C’est la première fois que j’assiste à un concert au Pannonica! »

Joachim, 24 ans: « Oui, j’avais déjà vu ce groupe en concert à Allaire. Je suis donc venu pour eux, et j’ai adoré! Mais je ne suis pas un habitué du Pannonica, j’y viens une fois par an… mais j’aime beaucoup la salle, elle est conviviale, et il y a un bon son! »

Réalisé par Juliette Guillevic, Megan Baudonnel et Mathilde Ouvrard

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26
avr
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Les ondes de Trunks électrisent le Pannonica

Le vendredi 23 mars, le groupe de jazz Trunks s’est produit dans la salle nantaise du Pannonica. Jazz et musiques improvisées emplissent tous les soirs ce lieu unique à Nantes qui annonce cette fois une soirée épique autour d’une bande plutôt rebelle… verdict ?

Le passage énigmatique parsemé de tags vifs et de photographies d’artistes en pleine performance commence à se remplir, ce soir du 23 mars. C’est l’entrée du Pannonica, qui accueille quiconque veut passer un moment jazzy dans la petite salle à la programmation éclectique. Ce soir, les Nantais sortent, poussés peut-être par le doux soleil, presque estival.

Ils sont venus pour Trunks, groupe rennais qui promet un concert à la croisée du jazz, du rock et de la pop. Au programme, leur deuxième album « On the roof » sorti en septembre dernier. Ainsi des groupes d’amis s’aventurent dans la salle sombre et s’éparpillent en discutant, surveillant la scène, dans l’attente des musiciens. Alors, quand ceux-ci investissent la scène, le public, sage s’avance vers eux.

Sage… Le public l’est sans doute un peu trop au goût de Lætitia Sheriff – chanteuse et bassiste du groupe – qui les incite avec entrain à s’approcher de la scène à la fin du deuxième morceau. Et c’est le déclic ! Lætitia Shériff séduit tout le monde en faisant enfin entendre sa voix dans le titre bluffant « Blue dot » ; les musiciens, complices, se déchaînent sur leur guitare, électrisent la basse, défoncent la batterie ! Le saxophone n’est pas en reste, bien au contraire ! L’ambiance est plus qu’au rendez-vous : pour preuve, le groupe se donne en suant et souriant au public.

Conquis, celui-ci se détend et s’ouvre complètement à l’univers des Rennais, qui continuent leur prestation passionnée. Dans la petite salle on bouge, on discute au bar, certains ne décrochent pas de la scène, envoûtés par ce talent insoupçonné. On passe un moment unique ! Les morceaux s’enchaînent, ils déploient la palette d’influences du groupe et mettent en avant chaque musicien. On aura particulièrement apprécié le monde plein de douceur et en même temps furieusement dynamique de la chanteuse Laetitia Shériff, ainsi que le talent incontestable de Daniel Paboeuf, le saxophoniste, dont l’instrument génial nous semble tout à coup indispensable à un groupe de rock !

Lorsque la musique de Trunks cesse, après au moins une heure sur scène, on applaudit et quelques cris joyeux fusent pour soutenir les artistes, qui par ailleurs ont tout donné. Les spectateurs sont ravis. Découverte ou pas, ils n’oublieront pas ce groupe là !

Mathilde Ouvrard, avec l’aide de la journaliste Marie Herault.

24
avr
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The Trunks, un groupe détonnant

The Trunk : un groupe hétéroclite rennais qui s’amuse à combiner le style rock, pop et jazz, composé de cinq membres – Laetitia Sheriff à la basse et au chant, Régis Boulard à la batterie, Stéphane Fromentin et Florian Marzano aux guitares et enfin Daniel Pabœuf au saxophone. Leurs chansons se veulent étonnantes et originales, à la limite des genres pour mieux surprendre. Ce soir, la ville de Nantes aura le plaisir de les accueillir.

Un soir de mars dans la ville des Ducs de Bretagne, Trunks pose ses valises au Pannonica. Au programme : du jazz, du rock et des guitares ! A 20h30 tapantes, les musiciens s’avancent sur scène et débute presque « gentiment ». Devant eux, un public fidèle à la petite salle de jazz.

Les spectateurs ont bien répondu à l’invitation et l’auditoire est attentif mais reste toutefois réservé. On pourrait alors avoir quelques doute sur la capacité des Rennais à emmener leur public. Pourtant, après quelques chansons du groupe, les spectateurs se lâchent finalement. Battements de pieds à droite, hochements de têtes à gauche : on se surprend à bouger son corps face au son des rythmes jazz-rock.

Il faut dire que la chanteuse Laetitia Sheriff et le guitariste Florian Marzano ont ouvert la voie. Ils bougent, explosent, exultent et transpirent comme pour communiquer leur énergie. Daniel Pabœuf, le saxophoniste – s’il est un peu plus réservé – occupe incontestablement la scène. Un son puissant s’échappe du cuivre au fur et à mesure que ses doigts sautent de note en note, de plus en plus fiévreux au fur et à mesure que passe la soirée.

Les 150 spectateurs semblent conquis, il aura juste fallu un peu de temps pour pouvoir pénétrer cet univers musical, plutôt original. La preuve, les applaudissements s’enchaînent et ce font de plus en plus bruyants. Quand arrive finalement la dernière chanson, certains en redemandent même, mais il semble que ce sera pour une prochaine fois. Mais une chose est sûre, le groupe rennais aura su relever le défi de plaire au public pourtant exigent du Pannonica.

Megan Baudonnel.